vendredi 4 avril 2014

Lettre ouverte aux habitants et électeurs de Saint Wandrille-Rançon

« Le pouvoir de tout modifier souverainement est dans notre volonté. »
(William Shakespeare)
« La fatalité, c'est l'excuse des âmes sans volonté. »
(Romain Rolland)
« La réussite est liée à la patience mais elle dépend également de beaucoup de bonne volonté. »
(Gilbert Brévart)


Mes chers concitoyens,


Tout le monde le sait désormais : l'année 2014 est une année cruciale sur le plan électoral. Les journalistes, les politiciens, les statisticiens, ceux qui nous gouvernent et les autres, ceux qui briguent les bonnes places, décortiquent déjà les résultats des élections municipales qui viennent de se dérouler et attendent avec une impatience mesurée les élections suivantes. La récente reconnaissance du vote blanc dans le décompte des suffrages exprimés ne risque pas de donner des sueurs froides à nos politiciens parce qu'ils se sont bien gardés de lui donner une réelle valeur.
Les prochaines élections européennes se dérouleront du 22 au 25 mai 2014 dans les 28 états membres de l’Union Européenne. Les citoyens européens seront appelés à désigner les 751 députés qui les représenteront jusqu’en 2019. Ce sont eux qui vont pondre ces fameuses directives qui, loin de rassembler les peuples comme il l'avait été prévu au départ, vont déchirer la classe politique selon qu'elle y trouvera son intérêt ou non. Souvenons-nous que nous avions voté « non » à la constitution européenne mais qu'elle est quand même là, même si c'est sous une forme à peine différente.
Les élections municipales qui viennent de s'achever étaient importantes car vous avez choisi celui, ou celle, qui présidera à la destinée de la commune pendant les six prochaines années.
  • Pendant son mandat, le maire devra gérer le budget de la commune.
  • Ce budget est alimenté par les impôts locaux (taxe d'habitation, taxes foncières, etc...). Il finance une grande partie des charges de fonctionnement de la commune et souvent une partie des charges d’investissement (le remboursement des emprunts).
  • Ce budget, c'est votre argent : il doit être utilisé avec sérieux et discernement, après concertation.
Quel est le rôle du maire ?
  • Le Maire préside le conseil municipal dont il organise les travaux et exécute les délibérations. Il dispose également d'importants pouvoirs et de responsabilités propres, telle que la responsabilité des activités de police municipale, ou la responsabilité de la gestion du personnel communal.
  • Le Maire est également le représentant de l'État dans la commune. À ce titre, il est Officier d’État Civil et Officier de Police Judiciaire. Lorsque le Maire intervient en tant qu'agent de l’État, il agit, selon le cas, sous le contrôle de l'autorité administrative (Préfet ou Sous-Préfet) ou judiciaire (Procureur de la République). Il veille au respect et à l'application des lois de la République indépendamment de ses avis ou convictions propres (le mariage pour tous, par exemple).
« Le citoyen n'est pas un consommateur. C'est un producteur, d'idées, de convictions, d'engagement, de solidarité. »
(François Bayrou)
« Tout le monde veut gouverner, personne ne veut être citoyen. Où est donc la cité ? »
(Louis Antoine de Saint-Just )
Certains d'entre vous se souviendront peut-être que j'ai eu l'occasion de faire « la Une » de la presse locale à l'occasion des présidentielles de 2012. Mon projet prévoyait l'établissement d'une « Démocratie avec implication du Citoyen ».
Le rôle du Citoyen dans la conduite des affaires publiques a été diversement abordé. Nicolas Sarkozy avait dit que : « La République, ce n'est pas la droite, ce n'est pas la gauche, ce sont tous les Français ». Jean-Luc Mélenchon, avec « La parole au Peuple », en avait fait le thème central de sa campagne.
Les mois ont passé et le rôle du Citoyen dans la gestion de la République s'est effacé au détriment d'autres débats plus tapageurs.
Je reste persuadé que les Citoyens, collectivement, ont les solutions pour sortir notre pays du marasme social et économique dans lequel il semble inexorablement sombrer. Ce n'est pas en restant chacun dans son coin que les choses changeront.
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« La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat ».
(Kofi Annan, Secrétaire Général de l’ONU de 1997 à 2006)
Les valeurs républicaines font l'objet, depuis quelques années, d'un fort étrange consensus. Elles sont brandies par tous les partis politiques, sans aucune exception, comme un paravent, un étendard ou un remède miracle. Les français (et ceux qui veulent le devenir) doivent donc les respecter sans vraiment savoir ce qu'elles sont. Ceux qui les prônent n'en savent guère plus : on l'aurait su.
Mon projet de Démocratie Citoyenne repose sur les valeurs suivantes :
  • La confiance. Elle doit être partagée et réciproque entre les Citoyens et leurs représentants.
  • Le respect. Celui des lois, de la personne humaine, des idées et des opinions.
  • L'honnêteté. Vertu élémentaire qui tend trop à laisser la place au profit matériel individuel.
  • L'intelligence. Celle qui consiste à mettre de côté les préjugés, les idées toutes faites.
  • Le bien commun. Celui qui concerne l'ensemble de la population dans toute sa diversité.
  • La transparence. C'est l'honnêteté appliquée à la concertation et à la prise de décision.
Le Maire est élu pour exercer le mandat que les électeurs lui ont confié, pas pour exercer le pouvoir.
« Il est dangereux de remettre les clés de la République a une personne tentée par le pouvoir personnel. »
(Patrick Poivre d'Arvor)
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« Certes, on n'est pas élu sur un bilan, mais si le bilan est mauvais, on ne gagne pas. »
(Alain Juppé)
L'euphorie des « Trente Glorieuses » a laissé la place aux crises (identitaires, sociales, économiques, politiques et commerciales). La mondialisation, l'Europe, l'espace Schengen, la zone Euro, la Chine ou la récession sont des facteurs de morosité contre lesquels il est toujours possible d'agir.
  • Adapter les dépenses de la commune aux priorités économiques, sociales et éducatives.
  • Développer les aides aux demandeurs d'emploi, faciliter l'accès aux formations.
  • Innover dans les nouvelles technologies, le numérique, le télé-travail, les auto-entrepreneurs.
  • Amener sur le territoire de la commune de nouvelles sources d'emploi.
  • « La Poste étudie actuellement plusieurs pistes autour des valeurs de confiance et d’accessibilité qui pourraient à terme donner naissance à de nouvelles activités d’intérêt public : participation à la transition énergétique, création d’une offre de tiers de confiance numérique, contribution à la modernisation de l’action publique (participation au programme des maisons de services au public, fourniture de services pour le compte de l’État, des collectivités locales et d’organismes publics en bureau de poste et par le facteur) ».
    (Plan stratégique la Poste 2020 – Conquérir l'avenir)
  • Réfléchir ensemble pour la création de nouveaux pôles attractifs en vue d'un rayonnement culturel, artistique ou sportif de la commune.
  • Améliorer l'attrait de la commune sans investir avec excès, ni dynamiter le centre bourg.
« Les bons prétextes ne manquent jamais aux mauvaises volontés. »
(Henry Maret)
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« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, qui ne veut rien faire trouve une excuse. »
(Proverbe arabe)
Pour appliquer les principes de la démocratie citoyenne à laquelle je crois, j'avais souhaité présenter une liste de candidats en vue des élections municipales. Pour faire court, j'ai épluché l'annuaire téléphonique, ratissé tout le territoire de la commune et j'ai contacté un grand nombre de personnes pour trouver des volontaires. Je me doutais bien qu'il ne serait pas facile de trouver facilement les quinze personnes requises, avec une alternance homme femme, mais je ne m'attendais pas non plus à ne convaincre quasiment personne. Il faut bien le dire, je me suis heurté à un manque d'enthousiasme généralisé voire pire.
S'il fallait dresser un palmarès des excuses, le tableau ressemblerait à peu près à cela :
  • « Je n'ai pas le temps ! » arriverait largement en tête.
    Une candidature demande effectivement que l'on consacre un peu de son temps. Une journée ne fait que vingt-quatre heures et il n'est pas toujours évident de se libérer entre le travail, la famille et sa maison et les choses ne se simplifient guère en cas d'élection.
    Heureusement, il y a des gens qui savent dégager du temps pour s'occuper des communes et des départements, voter les lois et les réformes, décider des taxes et des impôts, s'occuper des retraites et, parfois, déclarer la guerre.
    La République est un édifice qui se construit tous les jours. Si vous laissez les autres la bâtir, ne soyez pas étonnés de ne pas pouvoir y accéder ensuite.
  • « Cela ne m'intéresse pas ! » arriverait en seconde position.
    Pour comprendre ce manque d'intérêt pour la chose publique en général et les élections municipales en particulier, il faut d'abord ouvrir un dictionnaire et y chercher quelques définitions.
    Qu'est-ce que l'intérêt ?
  1. Ce qui convient à une personne, une collectivité, une institution, ce qui lui est avantageux, bénéfique dans un domaine moral, social et parfois matériel; ensemble des avantages appartenant à quelqu'un. Agir dans l''intérêt de la commune.
  2. Ce qui est avantageux, lucratif et qui contribue à l'enrichissement.
  3. Attention favorable, bienveillante, que l'on porte à quelqu'un, une action ou une tâche à accomplir..
  4. Sentiment de curiosité à l'égard de quelque chose, de quelqu'un.
  5. Ce qui retient l'attention par sa valeur, son importance.
    Faut-il voir dans ce manque d'intérêt un rejet, une désillusion ou une indifférence généralisée ?
    « C'est une maxime bien essentielle dans le gouvernement, de prévenir que les peuples ne tombent dans une sorte d'indifférence qui leur fasse penser qu'il est égal de vivre sous une domination ou sous une autre. »
    (Louis XVI, roi de France guillotiné en 1793)
  • « Je n'ai pas envie de me mettre la mairie à dos ! » Cette étonnante réaction, serait en troisième place.
    Des habitants de la commune que j'ai eu l'occasion de rencontrer ont refusé de figurer sur la liste que je tentais de constituer parce qu'ils craignaient des représailles de la part de l'équipe municipale actuellement en place.
    Or, si certains ont exprimé leurs craintes, d'autres, en revanche, ont pu se réjouir d'une distribution impromptue de paniers garnis. La démocratie ne serait donc rien d'autre qu'une générosité hypocrite mais habilement dirigée. Ce n'est pas ainsi que je la conçois.
  • Contrairement à toute attente, personne ne m'a donné les raisons suivantes : « Je n'ai pas les compétences requises pour me lancer dans une telle aventure ! » ou « J'ai peur de ne pas savoir faire face aux situations auxquelles je pourrai être confronté ! »
    Personne ne m'a avoué non plus : « Je me fiche du sort de la commune et de ses habitants ! » ou « Il est inutile de s'engager, on ne changera rien ! »
    Le débat sur les capacités et les compétences des gens à gérer les affaires publiques n'est pas nouveau : Platon (428 – 348 avant notre ère) en faisait déjà le sujet d'un de ses dialogues. L'alternance politique qui a porté la gauche et la droite au pouvoir depuis 1981 pourrait relancer le débat puisque les uns comme les autres se sont montrés parfaitement inefficaces.
    Le clivage traditionnel qui sépare la gauche de la droite, mettant un camps dans la majorité et l'autre dans l'opposition ne simplifie pas les choses. Les efforts des uns et des autres, plus ou moins sincères, les échecs cuisants des réformes et les crises qui se succèdent depuis plus de trente ans ont achevé de dégoûter une bonne partie des électeurs qui non seulement ne votent plus mais ne veulent même plus s'occuper de ce qui les concerne directement quand ils en ont l'occasion. Les élections municipales sont pourtant l'opportunité la plus facile à saisir pour se faire entendre et agir en conséquence. Je ne comprends donc pas pourquoi si peu de personnes sont consciente de cet enjeu.
    « Nous avons établi le socle du changement, nous attendons un sculpteur pour faire le reste ! »
    (Thierry Le Luron, avec la voix de François Mitterrand, les grosses tête, 1981)
    Tout le monde espère que les choses changent. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien si tous les slogans politiques tournent autour de ce thème. Souvenez-vous : « Le changement c'est maintenant » ou « Donnons une majorité au changement » ont bercé les dernières campagnes électorales. Se n'est pas en attendant que les autres s'en changent que le changement se produira, il est même certain que si vous n'y participez pas, il ne vous conviendra pas.
    « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »
    (Bertold Brecht, dramaturge allemand)
En dehors des excuses et autres banalités que je viens d'évoquer, des faits étranges se sont produits suite à la publication, un peu hâtive, je le reconnais, d'un article par le biais d'internet. La taille de la commune et le nombre assez restreint de ses habitants permettent aux nouvelles de se répandre extrêmement vite. Ainsi, quand il est arrivé à certaines oreilles qu'une deuxième liste était susceptible de se former, un sursaut d'enthousiasme est venu conforter mes recherches de candidats. Des volontaires se mettaient à surgir de partout mais de façon très indirecte : ils ne se proposaient pas eux-mêmes, pour des raisons liées à leur situation en relation avec la mairie, et qui n'étaient valables que dans leur imagination, mais connaissaient des gens que ma liste pourrait intéresser. Une fois contactés, ces candidats potentiels prétendaient tout ignorer mais proposaient à leur tour d'autres personnes comme pour assouvir une sorte de vengeance. J'avoue ne pas avoir capté tout l'intérêt de ces manigances. Il est vrai que les échéances électorales provoquent des réactions souvent surprenantes, celle-ci doit en être une manifestation.
A la date que je m'étais fixé comme limite pour la constitution de ma liste, il manquait encore plusieurs volontaires. Les désistements de dernière minute m'ont finalement contraint à renoncer à mon projet. C'est pour cette raison qu'il n'y a qu'une seule liste à ces élections, celle de Madame Dessaux, Maire sortante.
* * * * *
« Si j'ai décidé de me présenter à cette élection présidentielle, c'est que j'ai compris que je ne pourrai jamais être Bruce Springsteen ! »
(Barack Obama, Président des Etats-Unis)
Contrairement à nombre de candidats proposés par la liste de Madame Dessaux, je ne suis pas né à Saint-Wandrille. Je ne suis pas non plus cauchois ni normand : je suis né à Arras, chef-lieu du Pas-de-Calais, comme le dit « l'ami bidasse », cette chanson du début du siècle dernier. Mon premier emploi aux services techniques de la Poste m'a amené à Evreux en 1986, puis à Rouen en 1992. J'ai vécu quelques années à Saint Martin de Boscherville, dix ans à Rouen et je me suis établi à Saint Wandrille en 2006. Philippe Masson m'a contacté pour faire partie de la liste qu'il a présenté aux élections municipales de 2008 et cette année, j'aurais souhaité présenter ma propre liste.
Les raisons qui ont motivé cette décisions sont nombreuses :
  • Lorsque je suis arrivé à Saint-Wandrille, la question du rattachement à la communauté de communes formées par le Trait et Yainville n'était pas encore tranchée. Contrairement à toute logique, le choix se porta vers la com-com de Caux Vallée de Seine. Saint-Wandrille se trouve ainsi noyée parmi les nombreuses autres communes de la com-com.
    Est-ce que les wandrégésiliens ont gagné quelque chose à ce rattachement ? Pour illustrer le côté cocasse de la situation, je vais prendre l'exemple de la ligne de bus numéro 30 qui relie Rouen à Caudebec en Caux. Tous les usagers connaissent la subtilité tarifaire qui sépare la ligne en deux tronçons : celui qui relève de la CREA et qui, venant de Rouen, s'arrête à la « frontière » du Trait, et celui qui commence au hameau de Gauville, dessert l'arrêt unique du centre bourg et se termine à Caudebec en Caux. A cet arrêt unique appelé poétiquement « le port », il n'est pas rare de voir les contrôleurs, le carnet à souche à la main, guetter le resquilleur et verbaliser au profit de la CREA. Si Saint Wandrille peut se distinguer, je souhaiterais que ce soit dans un cadre différent.
  • Contrairement à ce que beaucoup d'entre vous pourraient penser, je n'avais pas l'intention de partir en guerre contre l'équipe municipale alors en place. C'est une très mauvaise habitude qu'ont pris les journalistes de considérer les campagnes électorales comme des champs de batailles. Les journaux télévisés regorgent d'affrontements entre les candidats issus de tous les partis politiques et, pire, se repaissent des rixes entre rivaux d'un même parti. Même si cela pimente les débats, je ne suis pas persuadé que cela passionne les électeurs. Ce n'est pas ainsi qu'on règle les problèmes de la vie de tous les jours, si tel avait été le cas, on s'en serait aperçu.
  • En proposant mes propres candidats, je souhaitais que les électeurs puissent avoir le choix et que les élections municipales de 2014 ne se bornent pas à voter pour une liste unique. Non seulement une liste unique est obligatoirement élue mais elle l'est avec cent pour cent des suffrages, puisqu'on ne compte pas les bulletins blancs et nuls.
  • Le système électoral français, tel qu'il est actuellement conçu, ne permet que de voter que pour un candidat ou une liste. Les votes blancs et nuls ne sont même pas comptabilisés comme suffrage exprimés : autrement dit, ils ne servent à rien.
    « Il est difficile de voter oui quand on ne peut pas voter non »
    Après vingt ans de discussion, le vote blanc a enfin été reconnu. Dorénavant, « il est fait spécialement mention » de ces bulletins blancs « dans les résultats des scrutins », dit la loi. En clair, ils sont pris en compte dans le taux de participation: les « électeurs blancs » ne sont pas des abstentionnistes... Mais les bulletins blancs « ne sont pas pris en compte pour la détermination des suffrages exprimés ». Nuance de taille, qui fait dire aux partisans du vote blanc que cette nouveauté n'est qu'une demi-mesure purement symbolique. Autre limite: ce vote blanc ne sera reconnu ni aux élections présidentielles, ni aux référendums locaux.
  • Je voulais proposer à tous la possibilité de s'impliquer dans la vie de la commune. La République ne doit pas être qu'un mot sur le fronton des mairies : elle nous concerne tous. La démocratie ce n'est pas se contenter de voter pour que d'autres s'occupent de vos affaires à votre place. Je suis convaincu qu'il y a plus d'idées dans cent tête que dans une seule et que c'est en rassemblant toutes les bonnes volontés qu'on est constructif.
J'ai fini par me rendre à l'évidence : il est vain de vouloir proposer la démocratie à des citoyens qui n'en ont pas envie et qui préfèrent râler plutôt que de s'investir un minimum. Faut-il pour autant renoncer à rendre la République à qui elle appartient, c'est à dire à la nation tout entière ? Je suis persuadé que non. La Révolution Française à transmis à la Nation l'exercice de sa propre souveraineté. Il serait temps qu'elle en fasse bon usage.
Lors des élections présidentielles de 2012, un petit parti est apparu sur la scène politique : « Debout la République » dirigé par Nicolas Dupont-Aignan. Dans le cadre des élections municipales de cette année, il proposait :
« Création d’un comité de citoyens de la commune tirés au sort avec pour mission de faire un audit annuel des prêts, des délégations de service public, des appels d’offre, des subventions aux associations, des avantages financiers directs ou indirects accordés aux élus (voiture, logement, autres avantages indirects…) et de publier chaque année un avis d’opportunité et de pertinence sur ces sujets, qui sera affiché dans les lieux publics et sera proposé à la presse locale, avec obligation de réponse de la part du maire. »
(Extrait de La charte "Ethique et Probité" de Debout La République)
Si personne ne peut véritablement se soustraire aux impôts, taxes et autres prélèvements obligatoires, la proposition ci-dessus permettrait au moins de savoir où passe votre argent. La démocratie impose également aux élus de rendre des comptes sur leurs actions : si vous ne leur demandez rien, ils ne vous diront rien. Alors, n'hésitez plus : interrogez-les...

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